Drôle de titre pour un article, vous me direz, mais il résume bien le sujet que je vais aborder : l'effet miroir que les gens, les situations vécues ou vues, les chansons entendues, les images et ce qui nous entoure ont avec nous.
Au final, quand la méchante sorcière de Blanche-Neige demande : « Miroir, miroir au mur, dis-moi qui est la plus belle ? », c’est à peu près ce que nous faisons au quotidien avec les personnes que nous côtoyons ou que nous rencontrons. Ils ne font que nous renvoyer notre propre image, nos propres énergies, nos insécurités, notre bonheur aussi.
Alors notre sorcière, dans le conte, allait de toute manière, à un moment ou un autre, avoir comme réponse un truc du genre : « Tu es une des femmes les plus belles de ce royaume, mais Blanche-Neige te surpasse. » Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à force de tout mettre en œuvre pour être la plus belle, elle a surtout commencé à avoir peur de ne plus être belle. Au final, elle a elle-même fait en sorte d’obtenir ce qu’elle cherchait : voir que son obsession pour la beauté était plutôt une peur de ne pas être à la hauteur.
Revenons à nos vies de tous les jours. Si, au plus profond de vous, vous doutez d’être à la hauteur dans qui vous êtes, dans ce que vous faites ou dans certaines situations, malheureusement, vous trouverez très souvent quelqu’un ou une situation pour vous prouver que vous n’êtes pas à la hauteur.
Comment cela se passe-t-il ? D’après mon expérience (et oui, on passe tous à un moment ou un autre par cette peur de ne pas être à la hauteur, et parfois plus d’une fois ; et entre nous, il n’y a que l’expérimentation pour intégrer, du moins pour moi jusqu’à maintenant. Je ne vais pas me refaire : quand on est une tête de mule, parfois il faut taper fort pour comprendre), quand vous vous trouvez en face d’une personne qui vous énerve, elle ne fait que vous montrer ce que vous pouvez guérir.
Exemple avec le fameux syndrome de l’imposteur (vous avez bien compris que c’est aussi un truc que j’ai dû guérir, et là, pas sûre que ce soit totalement guéri) : vous discutez avec une personne et, au fur et à mesure de la discussion, vous commencez à vous dire : « Mais comment il m’énerve de se plaindre de ne pas être au niveau et de croire qu’il ne sert à rien ! » Plus ça avance et plus vous vous tendez.
Eh bien là, c’est le moment de vous demander pourquoi vous avez envie de la secouer alors que c’est une personne super. Je vous le donne en mille : c’est que vous avez le même problème, vous avez l’impression que vous n’êtes pas au niveau. Si vous arrivez à le faire pendant la conversation, et donc à prendre conscience de ce que votre colère vous renvoie, vous verrez que la personne arrêtera de se plaindre ; pouf, on change de conversation. Et oui, si vous n’avez plus rien à renvoyer en miroir à l’autre, c’est pareil pour lui.
Bon, ça, c’est la partie simple du miroir. Malheureusement, parfois, ce qui vous fait dresser les poils chez les autres, c’est ce qui vous manque. Exemple type : cette fameuse notion « d’égoïsme ». La personne en face de vous ne parle que d’elle, se met en avant et finit en « moi-je » (je parle encore d’expérience, et je vous rassure, parfois je tourne aussi en « moi-je ». Ce qui en général m’énerve à un point... ça, je n’ai pas encore réussi à libérer, du moins pas tout à fait, cette notion qu’on peut se mettre en avant sans être prétentieux ou égoïste.).
Ça vous énerve tellement que vous le mettez dans la case « égoïste immature qui se pense le centre du monde ». Eh bien, après avoir rencontré beaucoup de personnes comme cela en un laps de temps très court, j’ai compris que je faisais l’inverse. C’est à ce moment-là que j’ai compris un truc important sur cette notion d’égoïsme.
On m’avait dit et fait comprendre (je devrais plutôt dire que je l'ai inscrit depuis petite ; et oui, tout le monde ne réagit pas de la même manière aux situations et aux paroles, c’est bien moi qui ai compris ça et pas autre chose) que je devais me mettre en retrait et penser d’abord aux autres avant moi, et que penser à moi, à ce que j’aime, ce que je veux, c’était mal. Le souci, c’est que je n’ai jamais eu l’âme d’une martyre, donc cette croyance n’a jamais bien résonné en moi ; d’où le fait que parfois je prenais toute la place et, quand je m’en rendais compte, je culpabilisais et je me mettais de nouveau en retrait.
Dur, dur d’être soi quand, d’un côté, vous voulez qu’on vous voie et vous entende et, de l’autre, que vos croyances vous disent que ce n’est pas bien. Tout ça m’a fait comprendre que l’égoïsme n’est pas négatif, pour autant qu’on ne soit pas dans les extrêmes : ni ne penser qu’à soi et toujours qu’à soi, ni penser que les autres sont toujours plus importants que vous et que vos envies, vos désirs, votre personnalité ne servent à rien.
En effet, comment voulez-vous aider les autres si vous, vous allez mal ? Comment voulez-vous aimer si vous ne vous aimez pas ? Au final, vous êtes effectivement le centre de votre propre univers. À vous de trouver l’équilibre entre votre univers et celui des autres sans oublier personne. Après ces deux exemples, je vous rassure : je retombe facilement dans mes vieux travers sans m’en rendre compte, mais de moins en moins souvent. Et quand cela arrive, il y a toujours une personne qui se pointe dans ma vie et qui me le fait comprendre grâce au miroir qu’elle est pour moi.
On peut aussi parler de la notion de victime/bourreau/sauveur. Vous en avez certainement entendu parler à maintes reprises ; pas de bol, je vais aussi le faire. L’effet miroir est aussi là. Une victime est obligée de trouver son bourreau comme miroir, tout comme un bourreau a besoin d’une victime et qu’un sauveur doit trouver une victime à guérir ou un bourreau à changer.
(Ceux à qui ça fait se dresser les cheveux sur la tête, réfléchissez : quel rôle avez-vous dans ce triangle ? Je vous rassure, c’est aussi difficile pour moi de l’écrire). En général, on passe d’un rôle à l’autre sans s’en apercevoir. J’ai été victime et je le suis encore, tout comme j’ai été bourreau et je le serai encore, et bien sûr, le rôle du sauveur arrive aussi. Au final, pour endosser ce rôle, il nous faut avoir le bon miroir en face.
Exemple tout con sur la victime (je finis d’écrire le mot « victime » et je reçois une notification comme quoi un nouvel appareil s’est enregistré sur une de mes applis bancaires ; ce qui va suivre est un très bon exemple de l’effet miroir ainsi que des synchronicités, ce n'était pas prévu). Je regarde comment faire pour modifier mon mot de passe et voir si effectivement il y a un autre appareil enregistré. Une vraie galère, mais j’y arrive. Donc je reviens sur cet article et je me dis : bon, j’écrivais quoi avant ce bordel ? Le dernier mot que j’ai écrit : « Victime ».
Alors, est-ce que je vois un message là où il n’y en a pas ? Peu probable vu que je viens d’écrire sur les effets miroirs. Donc, résultat des courses : « Je suis une victime vis-à-vis de l’argent ». Juste de l’écrire, je suis obligée de reconnaître que j’ai placé l’argent en bourreau et donc moi en victime. Je vais vous dire un truc : seulement de l’écrire et de le reconnaître, je remarque que le nœud qui était au niveau du plexus est en train de se dénouer.
Après, je vais faire en sorte de guérir cela et de sortir de mon rôle de victime en écrivant une lettre à brûler, en utilisant « Hoʻoponopono », les portes de l’âme et l’aide de mes guides. On verra bien ce qui viendra, mais certainement un mélange de tout ça. Et normalement, si je fais bien mon travail et que j’arrive à sortir du triangle, mes finances devraient s’en ressentir. Il n'y a plus qu’à creuser et trouver la source de cette fausse croyance (j’adore le « y a plus qu’à », le truc facile à dire mais compliqué à mettre en place...).
En bref, pour chaque personne ou situation qui vous met mal à l'aise, vous fait peur ou vous énerve, réfléchissez à ce que cela vous renvoie. Car notre environnement n’est que le reflet de notre intérieur. Parfois victime, parfois bourreau, parfois sauveur, et quand vous arrivez à sortir de ce triangle, vous avez guéri quelque chose.
Alors n’oubliez pas, quand vous avez un moment, demandez-vous : pourquoi ces émotions fortes ? Qu’est-ce que ça me renvoie et qu’est-ce que je renvoie à l’autre ? Accepter quelle position vous prenez dans le triangle, c’est un grand pas et c’est le premier à faire. Au final, vous n’êtes responsable que de vos actes et de vos pensées. À vous de trouver l’aide nécessaire pour vous aider à sortir du rôle que vous ne voulez pas. Et surtout, n’oubliez pas qu’il y aura toujours quelqu’un, à un moment donné, qui pourra vous aider dès que vous arriverez à accepter que vous en avez besoin. L’aide viendra de la même manière que le reste : en miroir.